Notre méthodologie
Logique d’abord
Nous partons de la logique économique et des décisions à préparer, puis seulement ensuite des fonctions de tableur, afin que chaque modèle reste lisible et cohérent.
Chaîne claire
Chaque étape est documentée et reliée à la précédente, ce qui permet de comprendre comment une hypothèse donnée influence les résultats présentés.
Réutilisable
La méthodologie est pensée pour être réutilisée et adaptée à d’autres projets, plutôt que reconstruite entièrement à chaque nouveau fichier.
Transparence assumée
Comment passer d’un ensemble de notions financières à un modèle que votre équipe peut suivre pas à pas? Nous privilégions des formules explicites, des liens visibles entre feuilles et des hypothèses clairement identifiées. Chaque bloc de calcul est conçu pour pouvoir être relu sans devoir déchiffrer des enchaînements complexes. Cette transparence rend les modèles plus faciles à auditer, à corriger et à présenter en comité, même lorsque les interlocuteurs ne sont pas spécialistes des outils de calcul.
Reproductibilité réelle
Pour qu’un modèle reste utile dans le temps, il doit pouvoir être reconstruit ou vérifié par une autre personne que son auteur initial. Nous encourageons donc des structures répétables, des schémas de flux documentés et des conventions stables de nommage. Ces éléments permettent de reproduire la logique sur de nouveaux projets, de comparer des scénarios construits à des moments différents et d’éviter de dépendre d’un seul fichier historique difficile à faire évoluer.
Hypothèses documentées
Toute modélisation repose sur des hypothèses qui doivent être explicitées. Nous insistons sur la nécessité de consigner les choix clés, les sources utilisées, les simplifications retenues et les marges d’incertitude. Cette documentation permet de comprendre pourquoi un résultat a été obtenu, d’identifier les zones les plus sensibles et de mettre à jour le modèle lorsque le contexte change. Elle renforce aussi la capacité des équipes à dialoguer autour des chiffres avec un vocabulaire commun.
Contrôle de la logique
Un modèle financier n’est utile que s’il résiste à des questions imprévues. Nous intégrons donc des tests de cohérence, des comparaisons croisées entre indicateurs et des mécanismes simples pour vérifier la stabilité des résultats. Cette démarche aide à détecter rapidement des erreurs de liaison ou des incohérences de logique, avant qu’elles ne se traduisent par des décisions mal informées. Elle contribue à instaurer une culture de contrôle raisonnable autour des fichiers clés.
Les grandes étapes de notre démarche de modélisation
Comment passer d’une question économique à un modèle documenté, prêt à être utilisé et mis à jour par vos équipes? Notre démarche suit une séquence claire, qui relie chaque étape à la précédente et à la suivante.
Formulation du problème et cadrage du modèle
Clarifier la décision à éclairer et les informations disponibles
Tout commence par une question: à quelle décision ce modèle doit-il contribuer et quel problème économique cherche-t-on à éclairer? Nous clarifions le rôle du modèle dans votre chaîne de décision, les indicateurs attendus, l’horizon de temps pertinent et les parties prenantes concernées. Cette étape inclut l’identification des données déjà disponibles, des contraintes réglementaires ou contractuelles et des points de vigilance connus. L’objectif est de formuler une problématique précise, par exemple comparer plusieurs projets, tester la soutenabilité d’un plan ou anticiper les besoins de trésorerie. En cadrant ainsi le périmètre, nous évitons de construire un fichier surdimensionné ou, au contraire, trop simpliste pour répondre aux enjeux réels.
Disponibilité des informations de base sur le projet, accès aux personnes clés et partage des contraintes de calendrier.
Une problématique de modélisation claire, reliée à vos décisions et aux indicateurs à produire.
Conception de la structure et des liens
Dessiner les flux économiques et l’architecture du modèle
Une fois la question posée, nous cartographions les flux économiques: comment l’activité génère-t-elle des revenus, quels sont les principaux postes de coûts, comment les investissements et le financement s’articulent-ils avec ces flux? À partir de cette carte, nous dessinons la structure du modèle: feuilles d’hypothèses, de calculs détaillés, de synthèse et d’états financiers. Nous définissons les conventions de nommage, les unités de temps, les liens entre feuilles et les contrôles de base. Cette phase de conception se fait souvent sur papier ou tableau avant de passer au tableur, afin de garder une vision globale. Elle permet de s’assurer que chaque élément du modèle a une place claire et que les futures extensions pourront être intégrées sans rompre la logique.
Accès aux données historiques utiles, compréhension des processus métier et validation de la structure par les parties prenantes.
Une architecture de modèle documentée, avec flux cartographiés et feuilles clairement définies.
Construction du modèle et premiers tests
Transformer l’architecture en modèle opérationnel
Sur la base de l’architecture validée, nous passons à la mise en œuvre dans le tableur. Nous commençons par créer les feuilles d’hypothèses, en distinguant données observées, hypothèses de travail et paramètres plus techniques. Puis nous implémentons les blocs de calcul, en privilégiant des formules lisibles et en évitant les renvois circulaires difficiles à suivre. Les états financiers et tableaux de synthèse sont ensuite construits à partir de ces blocs, avec des contrôles de cohérence intégrés. Tout au long de cette phase, nous testons le modèle avec des données simples pour vérifier que les flux se comportent comme prévu et que les premiers résultats restent plausibles au regard de l’expérience des équipes.
Outil de tableur adapté, temps dédié pour les allers-retours avec les équipes et disponibilité pour des tests intermédiaires.
Un modèle fonctionnel, testé avec des jeux de données simples et prêt pour l’introduction de scénarios.
Scénarisation, documentation et mise en main
Structurer les scénarios, documenter et transmettre
Une fois le modèle de base stabilisé, nous intégrons les scénarios et affinons la documentation. Nous identifions les variables clés à faire varier, définissons des cas contrastés mais plausibles et mettons en place des mécanismes simples pour passer d’un scénario à l’autre. En parallèle, nous complétons la documentation: description des feuilles, explication des hypothèses critiques, sources des données et contrôles à effectuer avant chaque utilisation importante. Enfin, nous accompagnons la transmission du modèle aux équipes concernées, en expliquant la logique générale, les limites à garder en tête et les bonnes pratiques de mise à jour. Cette dernière étape prépare le modèle à vivre dans le temps, au-delà de sa première utilisation.
Participation des décideurs pour définir les scénarios utiles et engagement des équipes pour maintenir la documentation à jour.
Un modèle scénarisé, documenté et intégré dans vos processus de décision.
Les avantages d’une méthodologie académique appliquée à vos modèles
Moins d’erreurs silencieuses
Confiance accrue des parties prenantes
Réutilisation et adaptation facilitées
Capacité de montée en échelle
Une fois les principes posés, ils peuvent être appliqués à des projets plus complexes, à davantage de scénarios ou à de nouvelles équipes, sans perdre la cohérence globale de votre système de modélisation.
Les opérations de développement immobilier ou d’autres projets à cycles longs illustrent également la nécessité d’une modélisation rigoureuse. Dans ces cas, la méthodologie aide à organiser les phases du projet, à séparer les flux liés à l’acquisition, à la construction, à la commercialisation et à l’exploitation, tout en intégrant les contraintes de calendrier. Le modèle permet d’explorer des scénarios de retard, de variation de prix ou de coûts supplémentaires, et d’en mesurer l’impact sur les besoins de financement et les indicateurs de rentabilité. Cette granularité est précieuse pour préparer les échanges avec les partenaires financiers et les instances de décision internes.